MYANMAR : T’as une belle peninsule, Dawei !

Direction la péninsule de Dawei et ses plages, au sud de la Birmanie : Dawei, Maungmagan beach, San Maria beach, Nabule beach, Tizit beach, avec, comme pied à terre, la Coconut guesthouse.

Il a fallu en parcourir des blogs pour découvrir ce coin préservé de Birmanie, encore interdit d’accès aux touristes il y a deux ans et complètement absent des éditions 2016 des guides touristiques, mêmes des meilleurs. Pourtant, les récits et les photos de ceux qui en revenaient donnaient envie de s’y frotter.
Nous avons donc fait des choix. Celui notamment de faire l’impasse sur Mandalay, pour pouvoir passer quelques jours au sud de la Birmanie. Sans aucun regret.

Nous arrivons à Dawei depuis Hpa-An. Le détail du trajet se trouve dans ce post.

La Coconut guesthouse à Maungmagan beach

Trouver un hébergement a été la tâche la plus « difficile », même si la difficulté reste toute relative. L’approche de la fête de la Full Moon a un peu compliqué les choses car la plupart des hôtels étaient réservés à Dawei pour ce week-end là, ainsi que dans les quelques hébergements aux alentours. Nous ne pouvions pas non plus descendre trop au sud de la péninsule vu les quelques jours que nous avions.

C’est après quelques échanges sur Facebook et un appel téléphonique que nous réservons un bungalow à la Coconut guesthouse à Maungmagan beach. Nous savions que cette plage n’est pas la plus belle du coin, elle présente toutefois l’avantage d’être un peu animée, ce qui peut être sympa pour boire des coups et voir la vie locale après les balades de la journée.

Nous avions également lu des avis pas terribles sur cette guesthouse et nous avons adoré notre séjour là bas. Oui c’est plus cher (quoique à 25 $ la nuit, cela reste relatif) et on peut manger beaucoup moins cher ailleurs, ce qui reste très facilement faisable vu la proximité de la petite ville et de la plage. Mais la cuisine « made in » Coconut y est excellente et l’accueil réservé par NuNu et Chan donne toute sa valeur au lieu.

Que faire autour de Dawei ? Un jour, une plage !

Le premier jour, on se balade autour de Maungmagan et du village. En s’éloignant un peu sur la gauche, je ne trouve pas cette plage aussi terrible qu’on le dit et on s’y baigne avec plaisir. Il y a beaucoup de locaux ici, ou des birmans qui viennent le temps d’un week-end passer ici la pleine lune.

Après avoir loué des scooters, la mission des prochains jours est simple et se résume en une phrase : un jour, une plage.

On commence par la plus facile, San Maria beach, proche d’un village de pêcheurs, la plus proche et la plus accessible. Ce sera le premier émerveillement de la série, celui de tomber tout d’un coup sur des kilomètres de plage où il n’y a pas un chat. Juste le soleil, le sable blanc, l’eau dans laquelle on rentre sans le moindre tressaillement. Pas très loin, il y a une jolie pagode à visiter. Et les crevettes au curry dégustées dans les boutiques alentour restent gravées dans ma mémoire 😉

Myaw Yit Pagoda

De San Maria beach à Nabule

Le lendemain, on s’attaque à Nabule beach. A nous les chemins cahoteux, les « ponts » aux planches très ajourées, la route est vraiment mauvaise et à déconseiller par temps de pluie. Ce jour là, pas de problème, il fait un soleil de plomb. On se perd un peu mais ce n »est pas grave, la balade est sympa. Sur la plage, cette fois, nous devons partager l’immense banc de sable avec une poignée d’enfants du village d’à côté. Trop dur. L’eau est plus sableuse qu’à San Maria mais nous passons un super moment quand même. Un peu plus loin, il y a une pagode à visiter.

Sur la route du retour, arrêt dans une sorte de marché couvert pour acheter quelque chose à grignoter. La commerçante ne parle que quelques mots d’anglais. Elle tient la boutique avec ses trois filles. On se pose pour boire un coup au frais. Les filles cherchent le contact. Elles écoutent de la musique birmane à la radio qui semble à la mode, on fait signe que l’on ne connait pas.

Oh baby, baby

Tout d’un coup, c’est Britney Spears qui retentit dans ce lieu au milieu de nulle part. Les filles nous regardent et attendent une réaction. Mais oui, bien sûr, on connait (!). Et voilà que l’on se met tous à chanter (enfin plus ou moins) dans ce lieu paumé ! Je ne me doutais pas qu’un jour Britney Spears deviendrait un point commun avec qui que ce soit, mais je m’en moque, c’est un super moment. Improbable, comme j’aime.

Direction Tizit beach

Le jour suivant nous partons tôt pour rejoindre Tizit Beach, la plage la plus éloignée des 4 mais sans doute la plus belle. La route est longue, une heure et demi à deux heures selon comment l’on roule. Sur la route principale, il ne faut pas rater l’écriteau manuscrit qui indique « Tizit » avec une flèche sur la droite. A partir de là, nous traversons des forêts de cocotiers et des villages qui nous accueillent à grands coups de Mingalarbar ! et de sourires ! C’est une sensation merveilleuse cette spontanéité bienveillante, une des choses qui nous a le plus marqué ici.

Tizit Beach

La route, très bonne jusque là, se complique dans les derniers kilomètres, quand il faut franchir la montagne. Les pentes se font de plus en plus abruptes sur des graviers… les pneus patinent beaucoup, et nous avec. Deux filles d’un village s’arrêtent et nous font signe qu’elles vont conduire en nous invitant à monter derrière. Pas de bol, à peine démarré, nous dérapons et nous nous étalons par terre, le scoot avec. La fille est vexée, c’est son territoire, elle nous a proposé son aide, elle ne nous lâchera pas tant que l’on aura pas atteint le village. C’est adorable, mais pas rassurant.

Quand Tizit se mérite

Bref, on s’est sort bien, mon scoot et moi, avec un bobo au genoux et le miroir du rétro cassé. En plus, on y est presque ! Enfin, il nous faut encore traverser une sorte de pré mer, à marrée basse, au milieu de palmiers. Et nous arrivons enfin à Tizit (merci Maps.me !), la plage de sable blanc qui s’étend elle aussi sur des kilomètres, la mer bleu foncé, un soleil de plomb. Un hôtel de luxe est en projet, le Mandaleese, mais pour l’instant, aucune construction ne sort du sable. Le proprio rapplique, attiré par le raffut des scoots. Il est suisse, et très sympa. On parle un peu, il explique qu’ils vont construire une route pour que les touristes puissent accéder à cette plage. Ils ont commencé à planter des palmiers. Il nous invite à profiter de l’ombre et nous encourage à nous baigner, avant de disparaître.

Un moment magique, dont je garde encore la sensation aujourd’hui. Le retour dans les montagnes sera moins galère qu’à l’aller et les traversées des villages toujours aussi chaleureuses. Comme si chaque Mingalaba! lancé dans notre direction faisait exploser nos jauges de points de bonne humeur, pour très longtemps.

Alors, la péninsule de Dawei ?

Nous avons passé un peu plus de 4 jours ici et nous en gardons un super souvenir. Avec la région de Hpa An, c’est l’endroit que l’on a le plus apprécié pour les gens, la spontanéité, les sourires, les bonjours, les paysages, les plages magnifiques. On y retournera(it) sans problème pour y passer plus de temps encore et explorer plus au sud.

Nous quittons Maungmagan à regrets. Direction l’aéroport de Dawei en tuk tuk pour prendre l’avion qui nous ramène à Yangon.

Péninsule de Dawei : infos pratiques et bonnes adresses

Rejoindre Dawei :

  • Bus Mawlamyine → Dawei : Zay kyo bus station – Compagnie Taw Win Sun Environ 10 heures – 12 000 /p. Départ du bus à 18h et arrivée autour de 4 heures du matin à Dawei.

Bonnes adresses (voir aussi dans la page budget) :

  • Coconut Guesthouse : nous on a aimé. C’est plus cher qu’ailleurs (25$ sans clim mais avec ventilo) mais le cadre est vraiment super, la nourriture délicieuse et l’impression d’être cocooné par NuNu et Chan, les supers employés de l’établissement qui sont pour beaucoup dans nos bons souvenirs de ce lieu. J’ai lu des avis mitigés sur l’accueil des patrons, un couple, lui français, elle birmane. Si lui se montre assez peu, elle est plutôt sympa et parle français. Avec de belles intentions aussi comme celle de nous passer du Manu Chao pour nous faire plaisir.
  • Location des scooters : 10 000/j. Là c’est cher il vaut mieux les prendre ailleurs.

Tips

  • Essence : aucune inquiétude à avoir, elle se vend en bouteilles devant de nombreuses maisons dans tous les villages que nous avons croisés, même les plus petits (voir photos). Prix : 500.
  • A l’arrivée du bus de nuit, à Dawei, il y a une horde de taxis et de Tuk Tuk qui attendent, même à 4 heures du matin.

Quelques plages de la péninsule de Dawei (partie nord)

  • San maria beach : depuis Maungmagan, en venant de la plage, et en allant vers Dawei, c’est la première route qui part sur la droite et vers le sud, à quelques dizaines de mètres de la Coconut. Il faut environ 15 kms pour l’atteindre. La route est bonne, la distance courte et la plage belle et déserte, ce qui en fait un choix intéressant. On peut y visiter la pagode Myaw Yit Pagoda, et se rafraichir ou manger dans l’une des boutiques autour de la pagode. Elles donnent sur un ponton qui surplombe la mer. Jolie vue.
  • Nabule beach : à environ 30 kms de Maungmagan. Il faut prendre la direction de Dawei et tourner à la 2e grosse intersection sur la gauche, au niveau de la station de police. La route est vraiment mauvaise. On peut soit rejoindre la plage en passant le village du même nom, soit bifurquer à gauche au grand croisement avant d’atteindre le village (il n’y en a qu’un). Au bout, tourner à droite et longer la mer jusqu’à trouver un chemin qui mène à la plage. Attention, la route est vraiment mauvaise.
  • Tizit beach : il faut repartir en direction de Dawei et juste avant le grand pont à l’entrée de la ville, prendre la route qui part à droite. Continuer tout droit, passer le gros village de Launglon. Etre attentif jusqu’à voir un panneau qui indique la plage de Tizit depuis la route (voir photos). Le trajet dure entre 1h30 et 2heures selon comment on roule pendant les 45 kms. Les trois quarts de la route sont vraiment très faciles. La traversée des montagnes est plus compliquée.
  • La plage de San Lan est également accessible depuis Launglon.

Quitter la péninsule de Dawei :

  • Vu le peu de temps disponible et pour rester sur place un peu plus longtemps, nous avons pris l’avion de Dawei à Yangon. Nous l’avons réservé une semaine avant, à Yangon. Le trajet dure une heure. Nous avons pris nos billets auprès de la compagnie Apex Airlines. Prix : 68$/personne.

Péninsule de Dawei en photos

5 réflexions au sujet de « MYANMAR : T’as une belle peninsule, Dawei ! »

  1. Merci pour ce CR détaillé. Nous connaissions déjà les photos. Toujours un plaisir de revoir ce magnifique pays que nous visitons régulièrement depuis 1977.

    1. Merci pour le commentaire ☺ Nous pensons y retourner, pas cette année mais peut être la suivante, et descendre plus au Sud vers Myek etc. Je serai preneuse de vos bons conseils à ce moment là

      1. Pour nous aussi sans doute à nouveau la Birmanie l’année prochaine car après 7 semaines au Japon au printemps nous repartons à l’Automne en Nouvelle Calédonie via le Japon à l’aller et la Corée du Sud au retour. Avons regardé votre périple coréen, plus récent que nos précédents séjours en 2013 et 2014. Pour nous en Novembre ce sera surtout le Sud, ce que nous n’avions pas eu le temps de visiter…en espérant avoir les érables rouges.

  2. Impressionnant, merci. On part en novembre et, après le nord, on va (re)découvrir le sud. Je connais jusqu’à Mawlamyin et j’ai hâte de découvrir Ye et Dawei. Juste une petite question, après Hpa-An vous avez enchaîné le bateau et le bus, je voulais savoir vers quelle heure part le bus de Mawlamyin.

    1. Bonjour ! J’ai retrouvé le billet de bus : il part à 18h et arrive autour de 4 heures du matin à Dawei ! Je vous envie, vous allez vous régaler ! BOn voyage et n’hésitez pas s’il y a d’autres questions.

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